Bigblue : le prestataire logistique des marques e-commerce

Bigblue : le prestataire logistique des marques e-commerce

Bigblue est un prestataire logistique français, ce qu’on appelle un 3PL : il stocke les produits des marques qui vendent en ligne, prépare leurs commandes et les expédie à leur place.

L’entreprise est née à Paris, autour d’un constat simple : une marque qui vend en ligne n’a pas vocation à faire tourner un entrepôt elle-même.

Elle revendique aujourd’hui plus de 600 marques clientes, parmi lesquelles Tupperware, MUJI, Cabaia ou Greenweez, et 24 millions de commandes expédiées sur une année.

C’est exactement le mur que rencontre une DNVB dès qu’elle grossit : le produit marche, mais la préparation de commandes ne suit plus.

Que fait Bigblue, concrètement ?

La marque envoie son stock, Bigblue s’occupe du reste :

  • Le stockage des produits dans ses entrepôts, avec un suivi des quantités en temps réel.
  • La préparation de commandes : le picking, l’emballage et la personnalisation du colis aux couleurs de la marque.
  • L’expédition, via un réseau de plus de 50 transporteurs, en France comme à l’international.
  • Les retours, qui sont réceptionnés, contrôlés et remis en stock quand le produit est revendable.
  • Le B2B, c’est-à-dire les commandes destinées aux enseignes, avec leurs contraintes d’étiquetage et de palettisation.
Bigblue : le prestataire logistique des marques e-commerce
Le cœur du métier d’un 3PL : préparer, emballer et expédier les commandes d’une marque à sa place.

L’app Bigblue, le vrai produit

Le magasinage et l’expédition, beaucoup de prestataires savent les faire. Ce que Bigblue met en avant, c’est son application.

La marque y branche sa boutique, suit son stock site par site, déclenche ses réapprovisionnements, surveille ses livraisons et récupère ses indicateurs sans appeler personne.

S’y ajoutent une page de suivi de colis aux couleurs de la marque et une aide à la prévision de la demande, pour éviter de laisser dormir du stock dans le mauvais pays.

Sur le fond, c’est la brique classique du métier : un WMS doublé d’un TMS, ici ouvert directement au client final.

L’entrepôt Bigblue d’Évreux

Le réseau compte neuf entrepôts dans quatre pays. En France, trois sites : Évreux (35 000 m²), Tigery (18 100 m²) et Ferrières-en-Brie (8 600 m²). À l’étranger, Marchamalo en Espagne, Dormagen en Allemagne et Thrapston au Royaume-Uni.

Évreux est le plus gros, et le plus intéressant à regarder. Le site appartenait à Dispeo, partenaire de Bigblue depuis des années, avant d’être repris avec ses 151 emplois.

C’est le premier entrepôt que l’entreprise possède en propre, et il lui sert de laboratoire : Atlas, son WMS maison, y remplace progressivement celui de Manhattan Associates, un éditeur installé depuis longtemps sur ce marché.

Faire tourner son propre logiciel sur son propre entrepôt, c’est la façon la plus directe de voir ce qui coince et de le corriger vite. Peu de prestataires de cette taille s’y risquent.

Le recrutement chez Bigblue

L’entreprise emploie plus de 300 personnes et recrute sur deux familles de postes très différentes.

  • L’exploitation, sur les sites, Évreux en tête : area manager, chef d’équipe, responsable relations clients entrepôt. Terrain, horaires d’entrepôt, pilotage de la réception, de la préparation et des retours.
  • La tech, le produit et le commerce, au siège parisien : ce sont les équipes qui construisent l’application et signent les marques.

Un point à noter si vous candidatez côté exploitation : l’anglais est demandé sur une bonne partie des offres, le réseau étant européen. Si vous préparez ce type d’entretien, vous pouvez m’écrire pour en parler.

Ce que le modèle apporte, et ses limites

Pour une marque, l’intérêt est net : elle démarre sans construire d’entrepôt, elle absorbe les pics de fin d’année sans embaucher, et elle ouvre un pays voisin en posant du stock dans un site existant.

La limite l’est tout autant : elle confie à un tiers le seul moment où son client la voit vraiment, l’ouverture du colis. Le taux de service devient un engagement contractuel, pas une main sur le levier.

C’est l’arbitrage de toute externalisation logistique, et il mérite d’être posé avant de signer, pas après. Le choix entre un prestataire 3PL et un pilote 4PL fait l’objet d’un article à part, qui sera bientôt disponible sur le blog.

Sources

  • Bigblue, site officiel. L’offre, le réseau d’entrepôts et les chiffres revendiqués.
  • Bigblue, page carrières. Les postes ouverts, sur les sites logistiques comme au siège.

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Valentin Pierre, ingénieur génie industriel spécialisé en logistiqueEn ligne et disponible

Valentin PIERRE

6 évaluations sur Superprof

J'écris ici ce que j'aurais voulu lire en début de carrière : les métiers, les outils et les méthodes de la supply chain tels qu'ils se pratiquent, pas tels qu'on les enseigne.

Formation : Ingénieur génie industriel (UTT)

Poste : +5 ans d'expérience en Supply Chain dans de grands groupes internationaux

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